On brade et on fermeLe gouvernement de Dominique de Villepin vient de prendre en matière d'aménagement du territoire deux décisions sévères cet été.
La première décision consiste au bradage du patrimoine autoroutier en privatisant 3 réseaux. Le gouvernement se prive ainsi d'une manne financière très importante. En effet, les recettes des péages permettaient de financer l'investissement dans des programmes d'aménagement du territoire tant au niveau routier que ferroviaire par exemple. Afin de régler un problème conjoncturel d'élaboration de budget, le gouvernement prend une décision structurelle par le bradage des autoroutes.
La deuxième décision relève de la SNCF avec le projet de fermeture de certaines lignes interrégionales de trains CORAIL sur le territoire. Guillaume PEPY, numéro 2 de la SNCF a annoncé ce projet récemment en affirmant que le service public se devait d'être rentable. La logique marchande, financière a encore frappée.
La logique du service public se trouve aux antipodes de la logique marchande. Le service public permet justement de compenser de rééquilibrer . La desserte de villes moyennes de province par la SNCF permet à ces dernières de pouvoir se développer, aux usagers ( clients) de prendre le train, de pouvoir se déplacer en transport collectif. Le développement ferroviaire permet de lutter contre la pollution et favorise les économies énergétiques. A l'heure où l'on parle de réduire la pollution au niveau mondiale, il est paradoxale de fermer des services permettant de lutter contre les effets nocifs de la pollution.
Par ailleurs, nous pouvons constater la mauvaise foi de ce gouvernement et des parlementaires de droite. La droite clame haut et fort que du fait du transfert des compétences dans le cadre de la décentralisation, c'est aux régions de fiancer le dévelopement des lignes ferroviaires, notamment celles qui seraient "déficitaires". Dans le même temps, ces mêmes parlementaires reprochent aux présidents de région ( ils sont presuqe tous de gauche) d'augmenter les impôts locaux. Il convient de rappeler à ce gouvernement, ces parlementaires, que dans le cadre de la décentralisation, les compétences ont effectivement été transférées, mais pas les moyens financiers de l'Etat vers les collectivités territoirales. Ainsi, avec le transfert des routes nationales et notamment le déclassement de certaines routes, c'est aux département de financer l'entretien de ces dernières. il est bien évident, qu'un petit département comme le nôtre ne pourra pas tout assumer.
Il serait intéressant d'entendre les dirigeants de droite de notre département sur ces questions, notamment, le Président du Conseil Général, Louis Pinton et le député de notre circonscription, Jean-Yves HUGON. Je doute fort que ce dernier ne réponde car il est passé maître dans l'esquive des questions embarrassantes.