Sécurité routière: prendre des mesuresLa violence routière est un fléau que nous devons combattre avec la plus ferme détermination.
Nous devons cesser d'être hypocrites en ce qui concerne la question de l'alcool au volant. Je crois qu'il faille désormais, que nous acceptions le fait , que nous ne devons plus prendre le volant avec le moindre taux d'alcool dans le sang. Devons nous aller vers un taux zéro d'alcool dans le sang afin d'avoir l'autorisation de conduire ? Je le crois profondément, mais je sais pertinemment que nous vivons dans un pays de production d'alcool et de vin et qu'il sera difficile de mettre en place cette mesure. Nous devons donc y aller par étape en abaissant progressivement le taux à 0.25 grammes dans un premier temps et à 0 grammes deux plus tard.
Le récent débat parlementaire sur la modification de la loi EVIN, illustre bien l'état d'esprit des producteurs. Il est regrettable, que des députés de gauche aient associés leurs voix pour le vote de cet amendement sous prétexte qu'ils sont élus dans une région viticole et qu'ils ont peur de ne pas être réélus.
Nous devons également intervenir sur la formation à la conduite, sur le permis de conduire. Le permis de conduire qui est délivré ne certifie pas que l'on sait conduire, loin de là. La maitrise d'un véhicule ne peut s'acquerir qu'au fil des ans. Aussi, je crois comme légitime les mesures suivantes:
- Interdiction à un jeune conducteur à un jeune conducteur, la possibilité de conduire un véhicule dépassant une certaine puissance.
- délivrance du permis de conduire sur une période déterminée avec obligation de remise à niveau tant sur la pratique ( conduite ) que sur la théorie ( code de la route ).
- Instauration du permis de conduire électronique. Le permis de conduire se présenterait sous forme de carte de crédit par exemple avec toutes les données nécessaires. il conviendrait d'insérer cette carte dans un lecteur spécial installé dans chaque véhicule afin de pouvoir démarrrer. Sans cette carte, le véhicule ne pourrait démarrer. Cette mesure permettrait de lutter contre les personnes roulant sans permis.
Longtemps, je me suis opposé à toute limitation de puissance des véhicules au nom de la liberté individuelle. Je crois qu'il s'agit d'une erreur et que nous devons sortir aussi dans ce domaine de l'hypocrise ambiante. A quoi cela sert - il de concevoir et de produire des véhicules capables de rouler à 250 voire 300 KM/H alors que la vitesse maximale autorisée est de 130 ? C'est je crois, une incitation à ne pas respecter la législation ! Nous devons faire machine arrière en ce domaine afin de produire des véhicules plus sécurisants , moins polluants.
Nous devons également intervenir sur les infrastructures routières afin d'améliorer, de sécuriser les routes et abords. Les aménagements routiers doivent être soumis à des études préalables avec tous les utilisateurs de la route. Il est aberrant que l'on construise encore des glissières d'autorouts où de rocades, qui sont des armes redoutables pour les conducteurs de deux roues. ce type d'équipement doit être proscrits.
Il est temps de sortir de la logique du tout voiture. Nous devons développer les transports alternatifs en proposant des transports collectifs plus nombreux, adaptés, sécurisants. Nous devons nous engager dans des plans verts de circulation ( exemple le Québec ) et imposer lors de la réfection, de la construction de routes, l'instauration de pistes cyclables en site propre.
Nous devons élaborer une véritable stratégie pour les déplacements urbains dans nos futurs programmes électoraux.
Article pour le journal Liaison: 22/11/2004
Vive la clim
L'été approche, les premières chaleurs se font sentir et le spectre de la canicule pointe son museau. du fait de la catastophe de l'an passé, chacun y va de son plan canicule sans concertation, sans réflexion approfondie, chacun travaillant dans son coin.
La climatisation semble donc la solution miracle afin de lutter contre les effets de la chaleur. Il semble bien pourtant, qu'il s'agisse d'un leurre, d'une erreur d'appréciation, d'une solution non adaptée à la situation.
En effet, lorsque vous discutez avec des directeurs d'établissements pour personnes âgées, tous vous répondent, que la mesure la plus adaptée afin de lutter contre la chaleur est de pouvoir disposer d'un apport considérable en moyen humain. Il faut en effet du personnel afin de faire boire, d'hydrater, de surveiller les personnes âgées qui souffrent de la chaleur. Le fait de disposer d'une pièce rafraichissante est un plus indéniable, qu'il ne faut pas mésestimer, mais ce n'est pas la mesure qui permettra de conbattre les effets de la canicule. Seule, la présence massive d'hommes et de femmes, professionnels, au sein des établissements permettra de limiter les effets de la chaleur. Ceci nécessite la mobilisation de moyens financiers important, permettant aux directeurs détablissements de recruter du personnel qualifié. Mais, force est de constater, que les lignes budgétaires ne sont pas à la hausse, bien au contraire. Ainsi, le gouvernement, comme à son habitude, ne procède qu'à un coup de communication au lieu d'engager les réformes structurelles de fond.
La généralisation de la climatisation pose néanmoins de nombreux problèmes. en effet, cette technique produit paradoxalement de la chaleur, ce qui contribue à l'accentuation du réchauffement de la planète. Ainsi, plus nous climatisons, plus nous réchauffons cette dernière et plus nous aurons chaud. Nous sommes confrontés à un cercle vicieux.
De même, il convient également de réfléchir aux méthodes de construction des bâtiments, à la technologie employée. Nous pouvons constater de plus en plus d'immeubles "transparents" qui obligent les concepteurs à l'utilisation de la climatisation sous peine de "cuire l'été et de geler l'hiver".
Nous savons par ailleurs que ces batiments sont particulièrement gourmands en coût de fonctionnement et en maintenance. Globalement, les progrès de la technoologie engendrent une consommation énergétique de plus en plus importante et il vonvient de trouver rapidement des solutions à cette croissance exponentielle. Il a été calculé, que la consommation éléectrique due à la climatisation sur le département des Alpes maritimes, correspond à la production d'une tranche de centrale nucléaire. cela se passe de commentaires.
Nous devons en tant que citoyens responsables, accepter le fait que nous devons nous habituer à cette modification climatique et nous devons changer nos habitudes de vie. Nous devons nous habituer à la chaleur, modifier très certainement les horaires de travail lors des fortes périodes de chaleur.
Il conviendra également, d'engager une réflexion sur la généralisation de la climatisation. Pouvons nous accepter que l'hémisphère Nord de la planète consomme la quasi totalité de l'énergie afin de satisfaire son petit bien être égoiste. La climatisation des voitures particulières est elle indispensables. Je ne le crois pas , bien au contraire, je crois qu'il s'agit d'une attitude individualiste par excellence, la satisfaction égoiste de son bien être au détriment du collectif
Georges THOMAS
Un socialiste de l'Indre au franc parler
"La foire électorale est terminée, si nous commencions alors à faire du vrai socialisme". Ce propos de Georges THOMAS, un rien provocateur, illustre parfaitement le camarade socialiste qu'il fut et son état d'esprit.
Le nom de Georges THOMAS, n'évoque très certainment rien à l'immense majorité de nos concitoyens du département, de la ville de Chateauroux. La plupart des camarades ne le connaisse pas et pourtant, il fut un militant syndical et politique important. C'est le hasard qui me fit découvrir ce camarade. Des anciens du parti et plus particulièrement des instituteurs se souviennent peut être de ce camarade.
Georges THOMAS est né le 8 décembre 1883 et mort le 30 mai 1970. Fils d'un boulanger, il fut instituteur. Il milita sur le plan polique et syndical.
Il fut l'un des fondateurs du syndicat des insituteurs de l'Indre en 1911, secrétaire adjoint de 1911 à 1913 et secrétaire général jusqu'en 1921. Sa femme assura l'intérim durant la guerre.
Il fréquenta les milieux anarchistes en 1910 et se proclamait comme socialiste libertaire. A sa démobilisation, il fonda l'association ouvrière et paysanne des victimes de guerre et adhéra au Parti socialiste. Il rejoignit le Parti communiste et devint le secrétaire de la section de St PLantaire en 1923. Il quitta cependant le parti communiste vers 1924-25. Il se consacra alors à son engagement syndical.
Il fut un militant engagé, ne redoutant pas les sanctions à son encontre. Dès 1912, après le congrès de Chambéry, il fut menacé de révocation par le pouvoir en place, car il avait signé le manifeste des instituteurs syndiqués. Il fut sommé de dissoudre son organisation syndicale en 1921. Il refusa et fut condamné à une amende de 100 francs par le tribunal correctionnel de Châteauroux. La peine fut confirmée par la cour d'appel de Bourges. Georges THOMAS ne céda pas.
En 1934, après les évènements du 6 février, il organisa et fut le seul orateur de la grande manifestation qui rassembla + de 2000 personnes à Châteauroux.
Il milita pour l'unité syndicale au sein de la CGTU. Il quitta cette dernière en 1932 et devint le secrétaire général de la nouvelle organisation, née de la fusion des deux syndicats d'instituteurs.
Le congrès du SNI en 1937 salua le départ à la retraite de ce camarade, retraite limitée car il prit la responsabilité du secteur des retraités.
Il revint au Parti Socialiste en 1945 et fut candidat aux cantonales de Châteauroux. En 1947, il devint conseiller municipal.
Il me semble important d'honorer la mémoire de ce camarade. Une rue, une école pourrait porter son nom. Il serait également intéressant que des camarades qu'ils l'ont connu, se rassemblent afin de rédiger un ouvrage collectif sur ce dernier. Si des camarades, se sentent concernés par ce projet, je les invite à me contacter.
Article rédigé le 26 avril 2005 pour le journal Liaison et non publié.